Xareta

Vues de Xareta, au Pays Basque

Bon Plan 2014

Pour aller plus loin

Xareta, territoire transfrontalier au Pays Basque

Xareta

Xareta signifie "Vallée boisée". Ce nom fut donné au territoire par l'abbé J.-M. de Barandiaran, éminent ethnologue basque.

Aujourd'hui reconnue en tant qu'association loi 1901 de droit français datant du 13 septembre 2004, Xareta regroupe 4 villages de part et d'autre de la frontière: Ainhoa, Sare, Urdazubi-Urdax et Zugarramurdi.

Xareta abrite un patrimoine historique, culturel et naturel exceptionnel.

Situation géographique :

Le pays de Xareta, zone de quelques kilomètres carrés, forme depuis toujours un bassin de vie commun de part et d'autre de la frontière autour des villages d'Urdazubi-Urdax, Zugarramurdi, Ainhoa et Sare, au pied des montagnes et à quelques kilomètres de la mer.

Loin d'être uniquement un regroupement de communes, Xareta possède une forte identité culturelle, grâce aux liens de ses habitants, qui dépassent les frontières.
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Des liens transfrontaliers :

Bon nombre d'habitants sont unis par des liens familiaux et tout le réseau routier secondaire a été tracé sans tenir compte des postes frontières. A tel point que Xareta devint plus connu pour son intense activité de contrebande, véritable religion locale où le seul pêché était de se faire prendre, que pour ses grottes préhistoriques ou ses monastères du IXème siècle.

Pottok

C'est donc tout naturellement que les communes de Sare, Urdazubi-Urdax et Zugarramurdi se sont mises d'accord au début des années 90 pour développer de manière commune leurs actions touristiques avec notamment la restauration du "chemin des contrebandiers", sentier historique reliant les quatre villages par les grottes préhistoriques (balisé par un pottok bleu).

Une histoire commune :

Après la déclaration de guerre entre la France et l'Espagne en mars 1793, et à la suite de la déroute militaire de Sare, un décret d'internement fut pris à l'encontre des Labourdins, qualifiés de "faiseurs de prières" et soupçonnés d'être des espions au service de l'Espagne.
Environ 4000 personnes de Sare, Souraïde, Ainhoa, Itxassou et des environs furent déportés. Après la chute de Robespierre, les survivants purent regagner leur village et retrouver leurs biens.

Présentation d'une partie de Xareta sur EITB (en basque)